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BriançonBriançon

Briançon, plus haute ville d’Europe

Briançon est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Ses habitants sont les Briançonnais.

Briançon est située au confluent des vallées de la Durance, de la Guisane et de la Cerveyrette, sur un verrou glaciaire. À 1 326 mètres d’altitude, c’est la plus haute ville de France et la deuxième en Europe, après Davos en Suisse. La large vallée de la Durance lui ouvre vers le nord, par le col de Montgenèvre, les portes de l’Italie et, au sud, vers Gap et la Provence.

Briançon est desservie par la route nationale 94 en provenance de Gap et en direction de l’Italie via le Col de Montgenèvre (1 854 m), par la RN 91 devenue la RD 1091 en provenance de Grenoble via le col du Lautaret (2 058 m) ainsi que par la gare de Briançon qui est le terminus de la voie ferrée en provenance de Marseille-Saint-Charles.

Briançon est située à 15 km de la frontière italienne, à 33 km de Sestrières, à 45 km de Bardonèche (gare TGV), à 46 km d’Embrun, à 84 km de Barcelonnette et de Saint-Jean-de-Maurienne, à 87 km de Pignerol, à 109 km de Turin et à 115 km de Grenoble.

Briançon est réputée pour sa vieille ville. La place forte est constituée d’un dispositif considérable imaginé par Vauban et réalisé en particulier par Tardif, directeur des fortifications du Dauphiné, et Nègre : en plus de la classique ceinture de fortifications qui entoure le centre-ville, les ingénieurs ont installé de nombreux forts sur les montagnes environnantes afin de prévenir une invasion venant de l’Italie.

C’est également une station de ski appartenant au domaine de Serre-Chevalier dont elle fut à l’origine en 1941 sur le site de Chantemerle.

Briançon est située sur les tracés des sentiers de grande randonnée GR 5, GR 5C et GR 50.

Climat

Briançon est réputée pour être l’une des villes les plus ensoleillées de France (2360 heures avec masque, supérieure à 2500 heures en supprimant les masques montagneux) avec un ensoleillement de 300 jours par an (seuil : au moins 2 heures de soleil par jour). La cité se caractérise également par une humidité très faible : moyenne inférieure à 40 % en journée.

Le micro-climat local s’explique par la disposition particulière de la ville : l’orientation nord-sud de la vallée de la Durance, exceptionnelle dans les Alpes françaises, fait remonter l’air chaud de la Méditerranée jusqu’à Briançon, tandis que des chaînes de montagnes très élevées bloquent aussi bien les nuages venant de l’ouest que ceux qui s’élèvent le long de la vallée du Pô.

Communes limitrophes

  • dans le canton de Briançon-Nord : Val-des-Prés ;
  • dans le canton de Briançon-Sud : Cervières, Puy-Saint-André, Puy-Saint-Pierre et Villar-Saint-Pancrace ;
  • dans le canton du Monêtier-les-Bains : Saint-Chaffrey.

Histoire

La cité VaubanAu carrefour de cinq vallées (Durance, Clarée, Guisane, Cerveyrette, Orceyrette), le site a été occupé dès l’âge du bronze. Des peuplades celto-ligures, les Brigiani, sont à l’origine du nom romain Brigantio, Brigantium (racine celtique brig, « lieu élevé »).

Antiquité

L’existence de Briançon est successivement rapportée par Strabon, Ptolémée, Atticus, Ammien Marcellin et Pline, lequel, selon Malte-Brun, en attribuerait « la fondation à des Grecs chassés des environs du lac de Côme par les Boïens et les Sénonais, qui auraient détruit leur ville, Brigantium. Ces Grecs se seraient réfugiés dans les Alpes, se fixèrent entre le mont Genèvre et Sisteron et bâtirent une ville qu’ils nommèrent Brigantium, en mémoire sans doute de la cité qu’ils avaient habitée en Italie. » Malte-Brun rapporte également que « d’autres veulent que ce soit Bellovèse ou Brennus qui ait fondé cette ville ».

À l’époque romaine, Briançon fait partie des Alpes Cottiennes, gouvernées un temps par le roi Cottius, et c’est un point de passage essentiel sur la route Turin-Arles (Voie Domitienne).

Moyen Âge

Après les invasions barbares du IVe au IXe siècle, la ville romaine Brigantium se replie sous la protection du piton fortifié qui domine l’étroite vallée de la Durance. Dauphinoise dès 1024, la bourgade occupe la moitié nord de son assise actuelle et un quartier, aujourd’hui disparu, situé sur l’emplacement du Champ-de-Mars. Close en 1371, carrefour commercial important, elle est le chef-lieu du Grand Écarton. De 1343 à la Révolution, la région est en effet organisée en une fédération de cinq Escartons, territoires disposant de prérogatives particulières, qui ont subsisté au rattachement du Dauphiné à la France. Après le rattachement du Dauphiné à la France en 1349, le Briançonnais subit les répercussions des ambitions royales portées vers l’Italie.

Renaissance

Son essor est considérablement ralenti par les guerres d’Italie et de guerres de religion. La ville est prise par Lesdiguières le 6 août 1590.

Temps modernes

En raison de sa situation, Briançon devient une ville militaire. En 1690, une nouvelle enceinte protège la ville. Cette même année, le ralliement du duché de Savoie renforce la ligue d’Augsbourg. Durant l’été 1692, le duc Victor-Amédée II de Savoie dirige une campagne en Dauphiné méridional, prouvant que les montagnes ne font pas barrage. La ville fut détruite dans un incendie déclenché par les Savoyards.

Elle passa à la Savoie en 1697 (traité de Ryswick) puis revint à la France en 1713 (traité d’Utrecht). Sébastien de Vauban se rend alors à la frontière des Alpes pour améliorer les systèmes défensifs, et, en collaboration avec les meilleurs ingénieurs militaires et les plus grands généraux, dote Briançon de casernes, apaisant ainsi les craintes de la population provoquées par les passages dévastateurs des gens d’armes.

Malte-Brun affirme qu’avant la Révolution française, on pouvait encore lire, au-dessus d’une des portes vestiges de l’enceinte romaine, l’inscription suivante : « CORNELLÆ SOLININÆ AUGUSTÆ CONJUGI ». Affirmation à nuancer puisque la lettre « J » est de création récente (XVIe siècle) et était autrefois rendue par la lettre « I »...

XIXe et XXe siècles

En 1815, lors des guerres napoléoniennes, la ville résista aux assauts des Alliés et le second traité de Paris fut signé sans que la ville eût capitulé.

Pour des raisons économiques, Briançon va tenir à son caractère de ville de garnison qui s’affirme en 1890, lorsque le 159e Régiment d’Infanterie Alpine y est envoyé. Il devient alors le régiment de la ville par excellence. Un siècle plus tard, en 1994, est créé au sein du 159e RIA le Centre national d’aguerrissement en montagne. Celui-ci a pour mission d’entraîner les formations d’infanterie françaises et étrangères dans un milieu naturel difficile, d’assurer l’instruction spécifique en montagne et le soutien des stages en altitude d’organismes de l’armée de terre ou interarmées.

En 1990, la ville devient une station de ski grâce à la mise en service de la télécabine du Prorel qui connecte la ville à la station de ski de Serre-Chevalier, orientant encore plus nettement l’économie autour du tourisme qui devient la principale ressource de richesse pour la commune et son principal vecteur de communication.

Héraldique

Blasonnement des armes de la ville de Briançon, tel que rapporté par le Grand Larousse encyclopédique (1960) : « D’azur à une porte de ville crénelée d’argent surmontée de trois tourelles du même, le tout maçonné et ajouré de sable et ouvert du champ. »

Malte-Brun, dans la France illustrée (1882), rapportait un autre blasonnement traditionnel : « D’azur, à deux pals échiquetés d’or et de gueules de trois pièces. »

Il affirmait en outre que les armes de Briançon auraient été, « autrefois » : « De trois d’argent, surmontées d’une quatrième, avec la devise : “PETITE VILLE, GRAND RENOM”. » Ce dernier blasonnement paraît curieux, puisqu’il y manque l’émail de l’écu lui-même…

Culture

Festival international de musique de chambre

Économie

Station climatique classée avec de nombreux établissements de santé : hôpital des Escartons, établissements sanitaires (affections respiratoires et allergiques, rééducations...)

Principalement tournée vers le tourisme grâce à la qualité du patrimoine et du site : hôtellerie, commerce, station de ski, cyclisme, randonnée pédestre... Il est à noter qu’en 1990, la construction et l’inauguration du télécabine du Prorel, reliant Briançon à Serre-Chevalier, a considérablement et durablement endetté la commune.

Célébrités

  • Oronce Fine (né en 1494 - † en 1555) : astronome puis cartographe il inventera une nouvelle projection cartographique du monde.
  • Jean-Antoine Morand de Jouffrey (né en 1727 - † le 24 janvier 1794 à Lyon) : architecte, urbaniste et peintre lyonnais.
  • Luc Alphand (né le 6 août 1965) : vainqueur de la Coupe du monde de ski alpin (1995, 1996 et 1997). Reconverti aux sports mécaniques, il a également gagné le rallye Dakar en 2006.

Sports

Équipe de hockey sur glace des Diables Rouges de Briançon évoluant en Ligue Magnus.

Principaux équipements sportifs : télécabine du Prorel, patinoire, piscine et centre ludo-aquatique, centre d’oxygénation, via ferrata, tennis, gymnase et mur d’escalade...

Patrimoine

Briançon est classée Ville d’Art et d’Histoire. La liste qui suit ne reflète qu’une petite partie des édifices répertoriés par les monuments historiques, qu’ils soient ou non protégés. Membre du Réseau des sites majeurs de Vauban.

Patrimoine religieux

Église paroissiale Notre-Dame-et-Saint-Nicolas (ancienne collégiale Notre-Dame), construite de 1705 à 1718. Classée au titre des monuments historiques par arrêté du 14 octobre 1931.

Clocher de l’ancienne chapelle de Pénitents noirs, datant de la 2de moitié du XVIe siècle. Inscrit sur l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 30 juillet 1973.

Ancienne église des Cordeliers, datant du XIVe siècle, propriété de la commune. Classée au titre des monuments historiques par arrêté du 21 septembre 1982.

Patrimoine militaire

  • Fort d’Anjou, non daté. Inscrit (avec les terrains attenants) sur l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 21 octobre 1986.
  • Redoute du Point du Jour, non datée. Inscrite (avec les terrains attenants) sur l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 21 octobre 1986.
  • Pont d’Asfeld, construit de 1729 à 1731. Classé au titre des monuments historiques par arrêté du 5 décembre 1988.
  • Fort du Randouillet, 1er quart du XVIIIe siècle. Façades, toitures, restes des bâtiments et terrains attenants classés ou inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 26 janvier 1989.
  • Fort des Salettes, 1er quart du XVIIIe siècle. Façades, toitures, restes des bâtiments et terrains attenants classés ou inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 14 février 1989.
  • La Grande Gargouille de nuit, rue principale de la cité VaubanCommunication Y, 1er quart du XVIIIe siècle. Façades, toitures, restes des bâtiments et terrains attenants classés ou inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 8 juin 1989.
  • Fort des Trois-Têtes, 1er quart du XVIIIe siècle. Façades, toitures, restes des bâtiments et terrains attenants classés ou inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 8 juin 1989.
  • Fort Dauphin
  • Fort de la Croix-de-Bretagne
  • Fort de la Lausette
  • Fort de l’Infernet
  • Fort des Gondrans
  • Fort du Janus de la Ligne Maginot
  • Fort de l’Olive
  • Fort de Lenlon

Il est à noter que la ville est candidate (avec douze autres sites Vauban français) à l’inscription au Patrimoine mondial de l’UNESCO à l’occasion du 300e anniversaire de la mort de Vauban en 2007. Décision attendue en juillet 2008.

Patrimoine industriel

  • Nombreuses mines de charbon exploitées principalement par des agriculteurs XIXe et XXe siècle
  • Usine de la Schappe, ancienne manufacture (1842-1933) de peignage de déchets de soie
  • Centrales et installations électriques

Autre patrimoine civil

  • Fontaine des Soupirs (ou François Ier), dans la Grande Gargouille, datant du XVIIIe siècle. Inscrite sur l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques par un arrêté du 18 mars 1930.
  • Façades et toitures de la « maison du Temple », construite en 1575. Inscrites sur l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques par un arrêté du 5 février 1982. Ensemble de cadrans solaires sur les façades de bâtiments publics et maisons particulières
  • Maison du Pape, construite en 1635, incendiée en 1692 et reconstruite en 1714-1717. Servit successivement d’hôpital, de caserne et d’école pour jeunes filles.


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