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Les Alpes du Sud : généralitésLes Alpes du Sud : généralités

GENERALITES SUR LES ALPES DU SUD

Les Alpes de Hautes Provence et les Hautes Alpes forment la majeure partie des Alpes du soleil avec 12 131 km² et 240 000 habitants (en 1991).

Provençaux ou Dauphinois ? Les hautes Alpes sont issues de l’ancien Dauphiné. L’Archevêché d’Embrun étendait sa juridiction jusque dans la Haute Provence. Le département dépendant de Grenoble pour l’Education Nationale et de Lyon pour l’Armée.

Dés 1919 lorsqu’on organisa les régions économiques, les Hautes Alpes furent rattachées à Marseille : cette tendance ne fit que s’accentuer, car la pente de la Durance et celle des migrations des Hautes Alpins vers le Midi l’expliquaient. Langue prouve aussi cette appartenance ainsi que le climat.

Dans les années 1890, la plus grande partie des ruraux reste dans la tradition :le partage du travail entre les hommes et les femmes tient de la différenciation sexuelle, de la différence de la nature masculine et féminine et de la force du travail. L’homme laboure, ensemence, fait le levain, moud le grain, écrase le raisin, saigne les bêtes, s’occupe de la distillation et de la fermentation.

La femme a une action de gestation : elle trempe et cuit les aliments dans l’eau, sort le pain du four, s’occupe des œufs, du lait et de leur transformation. L’homme fauche les céréales et le foin, débite le porc, pétrit le pain, tandis que la femme s’occupe de la cuisson et de la conservation des aliments.

Le train arrive à Sisteron en 1868, et à Embrun puis Briançon en 1884. En 1894, les Hautes Alpes sont reliées, par Livron, à la ligne Marseille - Paris. Les trains sont peu rapides (locomotive à vapeur) : le Briançon - Marseille part à 9h15 et arrive dans la cité phocéenne à 17h40 (aujourd’hui il faut moins de 3h00). La voie ferrée avait deux voies, mais les allemands ont récupéré les rails de la deuxième voie en 1942. Aujourd’hui la voie ferrée (Briançon > Marseille - Valence - Grenoble) n’a toujours qu’une voie et n’est pas électrifiée et tant mieux pour l’environnement. Les trains montants et descendants se croisent dans les principales gares SNCF (Embrun - Gap - Veynes). A Digne-les-Bains ont peu prendre la correspondance pour Nice, avec le Petit Train des Pignes. Avant que le train arrive à Briançon ont utilisé les diligences.

En 1876, la diligence part à 15h00 de Briançon pour arriver à Grenoble le lendemain matin vers 4h00. Le voyage du Dévoluy à Veynes est une véritable expédition : la voiture à deux roues tirée par deux chevaux porte cinq à six clients, leurs bagages et le courrier, les montées se font a pied ; dans les descentes, on met des blocs de pierre à l’arrière du char pour éviter que le poids de l’ensemble ne porte sur les brancards. Le voiturier ramène de Veynes les commissions pour les villageois du Dévoluy…

Le transport des informations fonctionne à l’aide du télégraphe et du téléphone mais pas partout : Gap n’a pas accepté le téléphone en 1901, mais Savines a un abonné (Monsieur Pavie, Député). Molines-en-Queyras a eu le téléphone en 1900. Quand à Saint Véran (plus haut village d’Europe) il ne l’a eu qu’en 1929.

Le transport du bois par flottage se faisait sur la Durance et le Buech. Les Radeliers fabriquaient des radeaux de bois à la fin du printemps et descendaient le cours d’eau en s’arrêtant la nuit dans des lieux "l’Escale". Le groupage du bois se faisait à Sisteron. Le dernier radeau a quitté les Crottes, à coté d’Embrun, en 1908.

L’habitat dans les années 1900 : la fontaine du village est le lieu de rencontre. Dans la maison, il n’y a pas de chauffage sauf le poêle à trois trous dans la cuisine ou l’âtre. Il y a une cave, une salle où on range le pain, cuit tous les vingt jours l’été et tous les trois mois en hiver. L’écurie ou l’étable sont souvent voûtées, une cuisine avec alcôve et un lit, des chambres et au-dessus l’immense grange composent la maison.

L’alimentation est frugale, de rares repas sont améliorés : à Noël, à Pâques, la Saint-Jean, le 15 Août ou à l’automne quand on tue le cochon pour préparer les conserves d’hiver.

Les écrivains et artistes sont nombreux dans les Alpes du Sud. Citons ceux de la région Embrunaise : Emile Guigues d’Embrun, Clovis Hugues (1851 - 1907) né à Ménerbes (Vaucluse) qui passe ses vacances à Embrun où il est enterré. Homme politique d’extrême-gauche, il écrit en français et en provençal, il succède à Paul Arène de Sisteron comme Majoral du Félibrige avec comme "Totem" : la Cigale de la Durance… Un autre Félibre : Auguste Thouard (1859 - 1928), c’est lui qui fixe le parler Embrunais dans un recueil de contes publié en 1910 : "Quand me bressavoum" (quand on me berçait).



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